Full text: Intervention surréaliste (1)

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J’embrasse avec ferveur la chair des arbres sous leur écorce 
Je cherche dans la terre les flammes de la pluie 
Les agates de la chaleur 
Les plus petites graines du soleil d’hiver 
A l’odeur de cendres et couleur de lys 
Recherches bariolées sous le couvert de l’ignorance 
On m’a libéré du logis où la poussière 
Est conservée par modestie par goût de l’ordre 
Il y a trop de trous trop d’ornières 
Sur le chemin du retour 
J’apprends des jeux qui n’en finissent pas 
Des jeux à tout casser 
Des chants qui crèvent les rideaux de la hauteur 
Revenir serait une chute écrasante 
tJ 
Couronnée de mes yeux 
Yoici la tête la plus précieuse 
Elle apparaît petite elle est jeune 
Nous sommes face à face et rien ne nous est invisible 
Délire perpétuel nous nous sommes tout dit 
Et nous avons tout à nous dire 
Cambrée câline tu vacilles 
Dans notre miroir au cœur double 
Nos désirs vont bâtir ton corps 
En faire la soif des oiseaux 
Un bateau de velours d’orage 
Un geyser de mains démentes 
Une arme contre l’habitude 
Que pèse une vitre qu’on brise 
Les épis de ta nudité coulent dans mes veines 
Le souffle bref dè l’ambre dans le vide 
È 
Le frisson des sillons sur un abîme 
Le sang île quitte plus sa proie 
Sa raison d’être sans passé
	        

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