Full text: Intervention surréaliste (1)

escaladant au clair de lune les lanières 
encore un désespoir joue dans les tôles du souvenir 
ce ne sont pas des nuages ce n’est pas le souvenir 
ni les alluvions des yeux nouvellement fixés sur vous 
dont la peau criblée de rives s’assouplit entre les failles 
où de minuscules éclairs grouillent dans l’ombre poissonneuse 
ce n’est pas la chair abrupte des collines éboulées 
dans les mares d’âge impur 
et les briques échafaudées autour des fruits aux portes mûres 
l’intolérable voisinage des rumeurs ensoleillées 
ce ne sont que cloches d’automne 
ce n’est pas le couperet du soir 
ni la rame de feu flexible 
qui rendront aux craintes en vrac lierres nus sur la montagne 
la tristesse de poursuivre minaudant au port des lois 
les ententes de l’abîme 
enchanteur de pilotis 
la vague retroussée à la fenêtre 
vent du rire part en sang 
il s’agit de rivières 
sait-elle vivre 
on agite les fumées qu’ombres lasses portent en marge 
des étangs les bien peureuses l’ordre lent 
dont les yeux vont paître la rigide 
somnolence tant d’étain 
que de bêtes sous l’écorce 
ouvre Taire aux soumis 
où Ton bat les rêves et la danse dans leur lie 
jusqu'à ce que l’or s’en mêle 
sans sommeil et sans humains va le fil en ton absence 
à travers mirages d’un pays couvrant un autre 
je te trouve à la filière 
je te suis au sillage 
des filons de destinées graves passent des emblèmes de hasard 
aux herbiers d’anciennes colères 
rutilante voix de vitre 
sur la grève loin des yeux à la fin des mers déchues 
une seule fente où s’enlise 
mûre rêche sans retouche 
se découvre en silence aux cheveux des longs miroirs 
l'aile n aine d'une mémoire étincelante 
c’est encore un pas de vide un effondrement de cils 
TRISTAN TZARA.
	        
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