Full text: Littérature (2 (1920), 16)

LE BRUIT DES AILES 
Sur la même pente 
sur le même rail 
l'arrêt de mort 
le lac qui penche 
Un miroir à cette heure où la montagne se balance 
Sur deux bancs les noms inscrits représentent des 
hommes et ces deux hommes se regardent 
Pourtant les yeux vides laissent entrer et sortir des 
lueurs 
Contre le mur des larmes coulent 
Et 
entre les arbres réguliers 
sous les premières branches 
les formes passent 
Derrière les troncs des arbres réguliers 
les formes se cachent. 
Et toutes les phrases qui arrivent jusqu'au bord des 
bancs viennent des feuilles 
qui remuent sans que soufle le moindre vent. 
Pierre Reverdy.
	        
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