L’ŒUF DUR 
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autre jour, chez moi, j'avance la pendule 
pour qu'elle parte plus tôt 
autre encor, j'ai acheté de ce porto 
dont elle trouve la douceur ridicule 
elle m'a emprunté cent francs pour payer un manteau 
et je lui ai dit « tu » sur un ton marital 
peu à peu l’irréparable est entré par la porte dérobée 
j'ai déchiré ses lettres boulevard Saint-Michel 
un gros monsieur ventru 
a mis le pied dessus. 
Francis-Gérard 
\ 
€t moi j’te dis qu'elle t’a fait 
à’rœ u f 
Sonnet 
Quelle mer houleuse au soleil 
As-tu dans l'humide lumière 
Que tu voiles sous ta paupière 
Transparente comme un éveil. 
Tel un songe de mon sommeil 
Vers quelque illusion dernière, 
Ton regard tourne ma prière 
Vers un voyage non pareil. 
J'appelle de lointaines plages ; 
Des palmes ombrent nos visages ; 
Tu t'allonges dans un bain d'or ; 
Mais pour mieux voir l'inconnaissable, 
Sur tes lèvres je goûte encore 
L'amour des vagues et du sable. 
Maurice David. 
Dans le prochain numéro 
LE DYNAMISME SYNTHÉTIQUE 
par Pierre VILLOTEAU
	        
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