Volltext: Mémoires d'un Dada besogneux de l'armistice a 1925

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MÉMOIRES D’UN DADA BESOGNEUX 
— Puisque je suis rentier et poète ! 
— Impossible, en effet !... Mais dans ce 
cas, vous ne pouvez être considéré à au 
cun degré comme travailleur salarié. Aux 
yeux du peuple, vous ne faites rien. Eh 
bien, continuez ! 
— Je puis continuer ? 
— Certainement : mais vous aurez à 
payer la carte de paresse. Une des plus 
belles inventions de la dictature des Con 
seils, qui nous a été suggérée par la lec 
ture des œuvres de Dumas fils. Nous vous 
l’imposons d'autorité. C’est quarante francs 
par jour, le prix de la journée de travail 
d’un salarié conscient et organisé, sous 
l’ancien régime. » 
Quarante francs par jour font douze 
cents francs par mois, et près de quinze 
mille francs par an, et mes revenus ne se 
montent qu’à dix-huit mille. C’est chaud. 
« Mais si je travaillais ? » proposai-je. 
— A quoi ? interrogea ce dictateur avec 
dédain. Et, du reste, si vous travailliez, on
	        
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