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L’ŒUF DUR 
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Vert feuillage léger comme un plumage de perruche 
Que l’air tendre de mars ébouriffe dans l’aube fraîche, 
Je songe que mes jours ne sont plus qu’un lent crépuscule 
Où la lune ne mène aucun rossignol avec elle. 
Vert feuillage léger, j’étais comme vous l’autre année. 
Ma jeunesse n'est plus qu’une rose jaune et fanée. 
Comme des nénuphars blancs et roses sur un lac terne, 
Visages anciens, vous dormez sur l’eau de mes songes ; 
Beaux visages flottants dans l’ombre amère et taciturne, 
Belles amours jadis parmi l’azur et les mésanges. 
Vert feuillage léger, j’étais comme vous l’autre année. 
Ma jeunesse n’est plus qu’une rose jaune et fanée. 
Le square est calme et doux où je regarde encore naître 
Le printemps qu’autrefois mes deux mains pressaient comme 
[une outre ; 
Et je buvais ce Yin et du pied je frappais la terre, 
Et dans mon chant montaient toutes les voix de la nature. 
Vert feuillage léger, j’étais comme vous l’autre année. 
Ma jeunesse n’est plus qu’une rose jaune et fanée. 
Je suis un ciel nocturne où nulle étoile ne s’allume ; 
Ma rêverie, hélas 1 ce n’est plus vous ni rien qu’elle aime, 
Vert feuillage léger comme un plumage de perruche 
Que l’air tendre de mars ébouriffe dans l’aube fraîche.
	        

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