Full text: 5(1924), Janv.-Fév. = Nr. 35 (35)

XXX 
PAU, le 17 Septembre 1908. 
(Asile St-Luc) 
Une poète folle hystérique 
Dans un asile où un bon frère 
Soigne en interne visions magiques 
Travaille fort à ne rien faire! 
Elle est heureuse pour les tuer, 
Les heures longues six mois comptées! 
De crocheter des collerettes 
De griffonner pensées très bêtes 
Cette expression, pardonnez-la 
Gentille sœur sans falbalas : 
Monsieur Basset?? m'a sans façon 
Servi ce plat dans ses leçons. 
Je lui en garde un peu rancune 
En m'efforçant d’être importune 
Et lui impose en châtiment : 
Le don forcé de parements 
En points filet et fil d'Alsace 
Ils sont offerts avec sa grâce 
Car ne faut-il la rendre heureuse 
Sa chère sœur peu vaniteuse? 
Ah! de dorures et dentelles, 
Elle se passe ayant les ailes, 
De l'ange pur doué par fée 
Incomparable en sa beauté. 
Elle lui a donné jeunesse 
Qui survivra dans sa vieillesse; 
Au fond du cœur elle y a mis 
Fière bonté sans ennemis! 
Celle qui procure les douces joies 
Et répand le bonheur autour de soi, 
Au loin, tout près, dans la demeure 
Le soir, matin et à tout heure. 
Oh! le mari que vous destine 
La Providence se devine 
Il symbolisera l’Amour 
Peu matériel durant toujours! 
Parfaite union, Hugo l'a dit 
De l'âme ici, en paradis
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.