Full text: 5(1923), Mars-Avril = Nr. 31 (31)

52 MARCEL RAVAL 
Tous les poèmes sont ainsi tirés à quatre épingles. De loin on s’é 
crie : « Le joli papillon! » En s'approchant on découvre des nœuds de 
cravate. 
Liens de souvenirs, d'anecdotes, rien n’est moins gratuit que cette 
poésie où l’artifice, à chaque vers, montre le bout de l'oreille. Le dieu 
Hasard se détourne de ces jeux d'adresse. 
Peut-être pardonnerait-on à Jean Pellerin ce goût des enseignes 
lumineuses s’il les faisait jouer à la faveur de la nuit. Mais il est midi 
à chaque poème. C’est la sortie des Grands Magasins. Les arpètes de 
chez Lewis sourient aux Argentins, rue Royale. Les blessés de guerre 
s’attristent du spectacle de notre futilité. 
Déjà la Muse de Jean Pellerin s'éloigne avec sa robe de papier 
peint trop ajustée et les faux-brillants que, par amour des belles rimes, 
elle a pendu à ses oreilles. Que n’emmène-t-elle aussi ces écolières 
en goguette, aux doigts tachés d’encre, que le talent de Messieurs 
Chabaneix et Gabory a réussi, par un miracle, à marquer déjà du 
sourire des « petites vieilles » ! 
Marcel RAVAL.
	        
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