Full text: 5(1924), Mars-Juin = Nr. 36 (36)

Il'WM 
FRANCIS POULENC 
411 
C’est d’ailleurs par l’architecture même de l’œuvre et non par des 
recherches de couleurs ou le pastiche d’une époque qu’Auric atteint à 
la noblesse du Grand Siècle. Chez lui pas de rigaudons, de musettes 
mais une musique d’aujourd’hui, sans tics, sans faux modernisme, auda 
cieuse cependant et malgré tout très proche de Lulli. L’orchestra 
tion, déjà personnelle, avec ses cuivres éclatants, ses rapides traits de 
xylophone, ses violons nerveux, confirme encore cette impression de 
style que donnent d’autre part les magnifiques décors et costumes de 
Georges Braque et la fine adaptation scénique de Boris Kochno. Je 
regrette d’avoir trop peu de place pour parler de cette œuvre comme 
il conviendrait de le faire. 
Qu’il me soit permis cependant de remercier M. Serge de Diaghilew 
qui après avoir découvert le génial Strawinsky n’hésite pas à 
monter des œuvres de Satie, Auric, Milhaud et M. André Messager 
qui a fait un admirable geste en acceptant de diriger, et avec quelle 
perfection, les Fâcheux, vingt ans après Pelléas. 
Francis POULENC. 
Nous aurions aimé dire ici tout le bien qu'il faut penser de l'adaptation 
de Roméo et Juliette par Jean Cocteau. Le temps nous manque pour cela. 
Nous tenons néanmoins à exprimer dès aujourd'hui notre sympathie pour cet 
essai de renouvellement de la mise en scène par lequel la pièce de Shakes- 
peare s'est trouvée étiangemcnt poétisée et rajeunie.
	        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.