Full text: 4(1922), Octobre-Novembre = Nr. 29 (29)

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TRISTAN TZARA 
quoique les cils tendres 
aient fermés dans leurs ornements 
l’insecte de ton souffle lent 
je l’attends infiniment 
la dentelle douce madame 
est une cendre au nuage 
sans la roue des pensées sages 
je ne m’aventure pas sur les routes 
les routes sont mauvaises 
car il n’y a plus d’argent dans les caisses 
les exportations sont comme les caresses 
elles ne payent pas les taxes à la douane 
madame madame si vous saviez 
comme je vous, aime et vous idolâtre 
vous ne partiriez pas sans une assurance 
sur la vie à laquelle je pense 
mais elle n’est pas rétrospective 
l’histoire du matin destin 
maintenant il fait tard tard 
dans le soulier du ravin
	        
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