Full text: 4(1922), Octobre-Novembre = Nr. 29 (29)

PROPOS A PROPOS DE IGOR STRÀWINSKY 351 
C’est, il me semble, se faire injure à soi-même que de 
concevoir une telle pensée, que d’avoir une telle 
crainte. 
Avant tout, le pianola est un autre instrument que 
son camarade le piano, dont il n’a que de fraternelles 
attaches. Igor Strawinsky, avant tout autre, a réelle 
ment écrit un morceau où certaines ressources propres 
à cet instrument se trouvent employées. Que les vir 
tuoses du clavier sachent bien que jamais ils ne pour 
ront faire ce que fait un ordinaire pianola ; mais que, 
par contre, jamais un moyen mécanique ne pourra 
leur être substitué. 
Là dessus, qu’ils dorment sur leurs deux oreilles, 
si cela peut leur être agréable. 
« 
« » 
Par ces travaux, Strawinsky apporte à la Musi 
que un élément nouveau d une richesse énorme. Nous 
pouvons à peine prévoir les bienfaits que nous répan 
dront les recherches de mon illustre ami. Je lui garde 
toute ma confiance et lui assure une définitive admi 
ration. 
La différence de technique existant entre le piano 
la et le piano fait moins songer à celle qui sépare la 
Photographie du Dessin, qu’au mode de reproduction 
rencontré dans la lithographie par comparaison au 
trait direct ; car, en somme, le lithographe joue du 
pianola , alors que le dessinateur, lui, joue du piano. 
» 
* « 
Il est nécessaire que les musiciens s’intéressent à 
ce nouveau procédé de production phonique. Sans nul
	        

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