Full text: Les champs magnétiques

Les couloirs des grands hôtels sont déserts et la 
fumée des cigares se cache. Un homme descend les 
marches du sommeil et s’aperçoit qu’il pleut : les 
vitres sont blanches. On sait que près de lui repose 
un chien. Tous les obstacles sont présents. Il y a 
une tasse rose, un ordre donné et sans hâte les ser 
viteurs tournent. Les grands rideaux du ciel s’ou 
vrent. Un bourdonnement accuse ce départ préci 
pité. Qui peut courir aussi doucement ? Les noms 
perdent leurs visages. La rue n’est qu’une voie dé 
serte. 
Vers quatre heures ce jour-là un homme très grand 
passait sur le pont qui unit les différentes îles. Les 
cloches ou les arbres sonnaient. Il croyait entendre 
les voix de ses amis : « Le bureau des excursions 
« paresseuses est à droite, lui criait-on, et samedi le 
« qeintre t’écrira. » Les voisins des solitudes se pen 
chaient et toute la nuit on entendit les sifflements 
des réverbères. La maison capricieuse perd son sang. 
Nous aimons tous les incendies ; quand la couleur 
du ciel change c’est un mort qui passe. Que peut-on
	        

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