Full text: L'empereur de chine suivi de Le serin muet

Qui donc n’aurait pas de virilité à vendre ? 
Qu’aimez-vous, ma belle ? 
Voici une mèche de mes cheveux, 
Un morceau d’ongle de mes pieds. 
Mais il faut vous prostituer à un vieux bouc ; 
Et vous, vous décimer les doigts. 
Et si j’étais vieille et gâteuse, qui donc hésite 
rait à recueillir ma salive 
Où brillerait, 
Folle eau-de-vie de Danzig, 
Des morceaux de dents d’or. 
Je t’achète beau blond qui ne connaît que le 
plaisir secret. 
Et toi qui rentres lassé à l’aurore 
Pleures-tu de manquer l’occasion ? 
Toi qui vas te tuer parce que tu es cocu, 
Eh, que dirais-tu de mordre mes lèvres ? 
Voici le pôle, 
Le froid pôle de l’or. 
Vers lequel se dirige l’aiguille qui hésite entre 
les points cardinaux 
Et se fixe 
Et dont la pointe insensible pénètre jusqu’au 
centre de mon cœur. 
Mystère dur, poli, impénétrable, 
Plus dur que celui du nombre. 
Désir non de tenir entre mes mains 
Un oiseau-lyre, ou l’œil d’une reine de Tahiti.
	        
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