Full text: Nouvelle série No. 10(1er Mai 1923) (NS 10)

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doit descendre. Celle-ci désignée par le sort est si étroite que Glou 
glou arrivé en bas est démesurément allongé. Il est dans une cave 
obscure et basse, il est obligé de marcher très courbé. Il sort de la 
cave, pénètre dans une autre cave vide dont le sol est couvert d’une 
couche de boue qui arrive jusqu’à ses genoux. La cave est très haute 
mais, habitué déjà à marcher courbé, il a beaucoup de peine à se 
redresser. Il aperçoit le jour au loin, au-dessus de sa tête et veut 
sortir. Il est obligé de grimper au mur en s’aidant des aspérités. Il 
tombe deux ou trois fois et quand, sortant par une bouche d’égout, il 
arrive à la lumière, il est tout étonné de se trouver dans la rue, juste 
en face de la maison où il voulait pénétrer. Il aperçoit la porte de la 
maison entr’ouverte. Il entre. Aussitôt retentit une sonnerie. Pandan- 
leuil accourt. Glouglou se cache derrière une tenture. Glouglou veut 
voir l’homme et tire la tenture. Elle tombe et les couvre tous deux. Paul 
se dégage et brise une chaise sur Pandanleuil. Pandanleuil tombe. Glou 
glou saute de joie, et heurte une corniche de la tête. Il tombe. Pan 
danleuil revient à lui et ligote Glouglou puis il le met dans un poêle 
gigantesque. Glouglou revient à lui. Pandanleuil fait du feu dans le 
poêle. Glouglou est désespéré et se voit perdu. Il pleure et si abon 
damment qu’il éteint le feu. Après avoir allumé le feu, Pandanleuil 
part en se frottant les mains. Glouglou à l’aide de ses dents défait ses 
liens et sort du poêle. Il est de plus en plus sale. Il a très faim et 
mange les glands de la tenture. Rassasié, il se dirige vers l’escalier. 
Il y a une épaisse couche de poussière dans l’escalier. Pour ne pas 
qu’on voit la trace de ses pieds sur la poussière, il monte l’escalier 
sur les mains. Au premier étage il veut se redresser et renverse 
une potiche qui se brise. Une porte s’ouvre et la « mère Volauvent » 
apparaît. Il aperçoit par l’entrebâillement de la porte une main 
d’enfant et ne doute pas de se trouver dans la maison où ils sont pri 
sonniers. La vieille femme regarde en l’air. Glouglou en profite pour 
se glisser dans ses jupes. Il la soulève sur ses épaules, la jette dans 
l’escalier et pénètre dans la chambre, par la porte entr’ouverte. La 
vieille tombe dans l’escalier, rebondit de marche en marche, comme 
si elle était en caoutchouc et tombe la tête la première dans le poêle. 
Glouglou s’empare des deux enfants et s’apprête à s’enfuir, quand 
Pandanleuil surgit d’une armoire, un énorme gourdin à la main et
	        
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