Full text: Vingt-cinq-et-un poèmes

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la grande complainte de mon obscurité un 
froid tourbillon zigzag de sang 
je suis sans âme cascaa'e sans amis et sans talents sei 
gneur 
je ne reçois pas régulièrement les lettres de ma mère 
qui doivent passer par la russie par la norvège et par 
l’angleterre 
les souvenirs en spirales rouges brûlent le cerveau sur les 
marches de l’amphithéâtre 
et comme une réclame lumineuse de mon âme malheur 
jailli de la sphère 
tour de lumière la roue féconde des fourmis bleues 
nimbe sécheresse suraiguë des douleurs 
viens près de moi que la prière ne te gêne pas elle des 
cend dans la terre comme les scaphandres qu’on 
inventera 
alors l’obscurité o'e fer en vin et sel changera 
simplicité paratonnerre de nos plantes prenez garde 
les paratonnerres qui se groupent en araignée 
ainsi je deviens la couronne d’un christ énorme 
pays sans forme arc voltaïque 
les aigles de neige viendront nourrir le rocher 
où l’argile profonde changera en lait 
et le lait troublera la nuit les chaînes sonneront 
la pluie composera des chaînes 
lourdes 
formera dans l’espace des roues des rayons 
le sceptre au milieu parmi les branches 
les vieux journaux les tapisseries 
un paralitique 
nimbe sécheresse 
roue féconde des fourmis bleues
	        
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