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Sohle mit Eigelb bedeckt, den Kampfplatz verlassen, “Die Nabelflasche,” ein 
ungeheuerlicher Gebrauchsgegenstand, in dem sich Fahrrad, Walfisch, Bü 
stenhalter und Absinthlöffel paaren, “Der Handschuh” der an Stelle des 
altertümlichen Kopfes getragen werden kann, sollten dem Bürger die Un 
wirklichkeit seiner Welt, die Nichtigkeit seiner Bestrebungen, selbst seiner 
so einträglichen Vaterländereien, veranschaulichen. Dies war natürlich von 
uns ein naives Unterfangen, da ja der Bürger über weniger Phantasie als der 
Wurm verfügt und an Stelle des Herzens ein überlebensgrosses Hühnerauge 
sitzen hat, welches ihn nur bei Wettersturz, das heisst bei Börsensturz, zwickt. 
Bavarder 
Comme Dada révéla à l’homme des sagesses éternelles, l’homme rigola avec 
indulgence et continua à bavarder. L’homme bavarde à en donner la nausée 
même aux rats. Pendant que sa voracité le force à fourrer dans sa gueule tout 
ce qui ne s’enfuit pas devant ses crocs, il arrive à bavarder et bavarde. Il 
bavarde tant que de frayeur le jour s’assombrit et la nuit pâlit. Il bavarde tant 
que les mers se déssèchent et que les déserts deviennent marécageux. L’impor 
tant pour lui c’est de bavarder, car bavarder est une ventilation saine. Après un 
beau discours il ressent une grande faim et change d’opinion. Avec ça il prend 
la noble attitude de viande avariée. L’homme déclare pour rouge ce que la 
veille il appelait vert et ce qui est en réalité noir. A tous les instants il fait des 
déclarations définitives sur la vie, l’homme et l’art et ne sait pas plus que le 
champignon ce qu’est la vie, l’homme et l’art. 
Fils de la lumière 
L’homme enfoui dans sa vanité comme une taupe dans sa tannière ne com 
prend plus le langage de la lumière, qui s’épanouit dans son inconcevable 
immensité à travers le ciel. L’homme se croit le fait de la création. La figure de 
la lumière ne l’inquiète plus. Il se confond avec la lumière. Ce crapaud s’ap 
pelle volontiers fils de la lumière. 
C’est à la raison démesurément développée que l’homme doit d’être un 
personnage grotesque et laid. Il s’est séparé de la nature. Il croit dominer la 
nature. Il croit être la mesure de toute chose. L’homme, engendrant contre 
les lois de la nature, crée des monstres. Il désire ce dont il n’est pas capable et 
méprise ce qu’il peut faire. L’artificiel et le monstrueux lui paraissent être
	        

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