Full text: 4(1922), février = Nr. 25 (25)

LE VIA PERDU 
J’ai, quelque jour, dans l’Océan, 
(Mais je ne sais plus sous quels cieux), 
Jeté, comme offrande au néant, 
Tout un peu de vin précieux. 
Qui voulut ta perte, ô liqueur? 
J’obéis peut-être au devin? 
Peut-être au secret de mon cœur, 
Songeant au sang, versant le vin? 
Sa transparence accoutumée 
Après une rose fumée 
Reprit aussi pure la mer.. 
Perdu ce vin?... Ivres les ondes!.. 
J’ai vu bondir dans l’air amer 
Les figures les plus profondes! 
PAUL VALERY.
	        

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