Full text: 3(1921), décembre = No. 6 (6)

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« Mi Steloû-oûm! charme les serpents! Fais les boas 
« apprivoisés à l’entour de moi, l’endormir viendra! 
« Ah! oui... L’en a des bottes de sept lieues l’Enfui pour 
« revenir s’ tiédir le cœur froidi de la St’ aimée? » 
Mais ce patois d’amoureux n’est pas à craindre, il unit 
à son charme particulier les mêmes qualités de poésie qu’a 
le style habituel de Crommelynck, il se fond en lui et arrive 
tout naturellement, sans aucun côté factice dont on puisse 
médire. 
On peut enfin se croire en présence d’une œuvre qui ne 
saurait vieillir, d’une suite de chefs-d’œuvre qui feront 
époque dans l’histoire du théâtre et qui marqueront défini 
tivement l’abandon du théâtre d’idées, qui nous fait bâiller 
de plus en plus, qui ne nous intéresse pas, qui ne nous 
apprend rien, pour un retour au théâtre de sentiments; des 
sentiments tout simplement humains qui nous émeuvent, 
qui nous donnent une plus forte, une plus complète com 
préhension de notre souffrance. 
Georges PILLE MENT.
	        

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