Full text: Numéro 12 = 1921, Mars (12)

ÇA IRA ! 
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civilisation, c’est aux méthodes réelles 
que nous devons recourir. 
Une seule se présente à nous : La 
révolution sociale. Elle seul peut extir 
per les facteurs qui désagrègent la 
société, elle seule saura trouver les 
formes voulues pour un nouvel essor. 
Une révolution politique comme celle 
dont j’ai parlé au cours de ces pages 
est une impossibilité. Toute autre serait 
insuffisant et ne servirait qu’a reculer le 
jour de l’avènement d’un monde 
régénéré. 
Quant à l’individualisme dont H. L. 
Follin préconise la dictature et dont il 
espère l’influence décisive sur la civili- 
sation, elle est de tous les temps. 
Toujours des personnalités dirigeantes 
ont dominé leur époque et furent les 
promoteurs du progrès. Opposés à la 
masse de ceux qui ont besoin de direc 
tion, ils continueront à régner sur le 
monde et présideront à ses destinées. 
Je n’ai pas combattu, dans cet article, 
les thèses particulières de H. L. Follin. 
J’ai tâché de résumer son sentiment 
général auquel je me suis permis 
d’opposer le mien. Le lecteur averti, 
saura de lui même — et d’après ses 
préférence — com, lêter. 
PAUL MANTHY. 
NOTULES 
Les Livres 
CHARLES PLISNIER. Réformisme où 
Révolution. (Anvers. Edition Ça Ira, 9 IJ). 
Notre collaborateur Charles Plisnier vient 
de faire paraître un tract dont le sujet est d’une 
brûlante actualité II fait succinctement le 
procès du réformisme et veut prouver l’ineffi 
cacité des remèdes que celui-ci préconise pour 
guérir de ses maux la société où nous patau 
geons. L i réformisme conduit inévitablement 
à la collaboration des classes ; il favorise 
l’exploitation capitaliste en endormant l’éner 
gie et la volonté des travailleurs par des 
palliatifs de mauvais aloi, en rendant veules 
ceux qui, un jour, devront agir. Le réformisme 
ne subsiste que grâce à de continuelles et 
honteuses concessions du régime d’exploi 
tation ; seule la révolution sociale — et non 
une quelconque révolution politique — pourra 
réaliser un ordre nouveau. 
Plisnier, dans sa brochure, répond avec 
beaucoup de justice à quelques objections (les 
plus courantes) que font les réformistes aux 
théories révolutionnaires ; il leur oppose quel 
ques arguments bien lé^échis. A ceux qui 
prétendent que la démonstration n’est pas 
développée autant qu’il le faudrait, on pourrait 
repondre que ce n’est pâs en quelques lignes 
que l’on peut épuiser ce sujet si vaste, traiter à 
fond cette question si épineuse. Les quelques 
pages que Plisnier y a consacrées rempliront 
pleinement leur rôle si elles parviennent à 
convertir quelques hésitants qui auraient pen 
ché vers le réformisme, et il n’est pas douteux 
que la brochure pourra pleinement remplir son 
rôle de propagande, auquel, d’ailleurs, elle 
était destinée. N. B. 
* 
GEORGES LINZE. Ici, poèmes d’Arden 
nes. (Liège). 
En une plaquette, ornée d’un bois gravé par 
l’‘‘artiste moderne,, Lempereur-Haut, Georges 
Linze, qui appartient aux groupements jeunes 
de la cité ardente, extériorise des impressions 
et décrit des paysages d’Ardennes, qui gagne 
raient à être remis au métier. Cet essai, du 
reste, promet. W. K. 
★ 
* * 
ANDRÉ DAVID. Douze chansons et 
ba lades d’Ecosse. (Paris, Crès. 1920). 
Après les “Libellules crucifiées,,, André 
David publie une charmante traduction de
	        
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