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LA MORT DE GUILLAUME APOLLINAIRE 
nous ne savons rien 
nous ne savions rien de la douleur 
la saison amère du froid 
creuse de longues traces dans nos muscles 
il aurait plutôt aimé la joie de la victoire 
sages sous les tristesses calmes en cage 
ne pouvoir rien faire 
si la neige tombait en haut 
si le soleil montait chez nous pendant la nuit 
pour nous chauffer 
et les arbres pendaient avec leur couronne 
— unique pleur — 
si les oiseaux étaient parmi nous pour se mirer 
dans le lac tranquille audessus de nos têtes 
ON POURRAIT COMPRENDRE 
la mort serait un beau long voyage 
et les vacances illimitées de la chair des structures et des os
	        

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