Full text: Ça ira (4 = 1920, juillet)

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ÇA IRA ! 
“ Clarté .,,, programme fort beau sans doute, 
mais que les adhérents semblent ne pas pouvoir 
réaliser, parce que les tentatives les plus géné 
reuses sombrent aujourd’hui dans l’indifférence 
générale.- 
Quoique parfois un peu sommaire, “ La 
Lueur dans l’Abîme ,, a de solides qualités : il 
ouvrira les yeux à une foule d’hommes de 
bonne volonté qui sinon ne se seraient pas 
donné la peine de réfléchir. C'est là le but 
véritable de l’ouvrage et nous applaudissons 
de tout cœur. J*L. 
* 
■* * 
Citharista de Léon Franc (Marseille). 
Le livre de Léon Franc fourmille d’images 
pleines de promesses. 
■“ ...La caserne qui reste et les trains qui s’en vont... „ 
et plus loin : 
“ ...haine et guerre : mensonge ! 
Le rêve seul est vrai... Ton rêve... Evade-toi, 
Evade-toi, mon âme, entre au pays du songe. „ 
La langue de Léon Franc est très souple. 
On y trouve pourtant des vers qui n’ont pu se 
plier à ce classicisme, et qui sont forcés. 
Il semble que l’auteur ne peut chanter 
“ Citharista „ autrement que les classiques. 
Serait-ce toute cette beauté antique de sa 
Provence romaine qui dicte à hauteur la langue 
des anciens ? 
Une remarque : Pourquoi Léon Franc 
écrit-il une légende (une sorte de roman) en 
vers ? J.K. 
* 
* 4c 
L’or, l’encens, la gloire, par Maurice Caillard 
{Maison française d’édition, Paris). 
Il appartient aux revues d’avant-garde de 
soutenir les jeunes. Elles ne le font, générale 
ment, pas assez, et trop d’efforts, généreux et 
patients, sombrent devant une indifférence 
décourageante. Nous le savons: tous les poètes 
ne sont pas géniaux et les premiers romans 
«ont souvent illisibles. Cependant, combien 
d’espoir ne représente pas un vers frappé au 
bon coin ? Que ne peut-on attendre d’une 
belle page ? Sans souhaiter une indulgence 
polie, ou superflue, nous voudrions prodiguer 
aux sincères une parole réconfortante et c’est 
un amical salut que nous adressons au recueil 
de Maurice Caillard. 
Il n’est pas parfait. 
Il y a des adjectifs inutiles qui servent à 
former les douze syllabes ; il y a des hémistiches 
boiteux qui dérangent, deci-delà, l’effet atteint 
par un bon vers. 
Mais c’est un début, et nous n’insistons pas. 
Maurice Caillard a le sens de la poésie. 
Cela nous suffit. Nous avons été, maintes fois, 
émus par son amour de la nature, sa soif 
d’idéal, son rêve mélancolique, bref, par des 
sentiments que nous avons aussi connus et qui 
rendent son expression vivante, 
Continuez, camarade I W.K. 
Echos 
Floris Jespers* -— Six linos 1919, 
Floris Jespers vient de publier — en 
une édition de grand luxe — un magni 
fique album contenant six linos origi 
nales, qui constituent un saisissant 
raccourci de l’œuvre qu’il a réalisée au 
cours de l’année 1919. 
Le manque de place nous oblige à 
attendre jusqu’au prochain numéro pour 
parler plus longuement de cette impor 
tante manifestation artistique, qui affirme 
une fois de plus toute l’ampleur et toute 
la vitalité du talent du grand artiste. 
* * * 
Les Publications Dionantensis publieront pro 
chainement sous le titre “ La Wallonie et la France „ 
un nouveau livre de Raymond Colleye. On souscrit 
chez les éditeurs à Dînant sur Meuse. 
* 
* * 
Faute de place nous avons dû réserver au prochain 
numéro la “ Revue des revues
	        

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