NOTE 18 SUR L’ART 
à l’occasion de l’expositon de gravures, broderies et reliefs dans la Galerie Dada 
(4-29 Mai 1917) 
L’art est à présent la seule chose construite, accomplie en soi, dont on ne peut plus 
rien dire, tellement richesse vitalité sens sagesse: comprendre voir. 
Décrire une fleur — rélative poésie plus ou moins fleur de papier. Voir. 
Jusqu’à ce qu’on ne découvrira les vibrations intimes de la dernière cellule dans 
un cerveaudieumathématique et l’explication des astronomies primaires: l’essence, 
on décrira toujours l’impossibilité avec des éléments logiques de la continuelle con 
tradiction marécage d’étoiles et de sonneries inutiles. Crapauds des lampions 
froids aplatis sur l’intelligence déscriptive du ventrerouge. Ce qu’on écrit sur 
l’art est oeuvre d’éducation et dans ce sens elle peut exister. Nous voulons rendre 
les hommes meilleurs, qu’ils comprennent que la seule fraternité est dans un 
moment d’intensité où le beau est la vie concentrée sur la hauteur d’un fil-de- 
fer montant vers l’éclat, tremblement bleu lié à la terre par nos regards aimants 
qui couvrent de neige le pic. Le miracle. J’ouvre mon cœur que les hommes 
soient meilleurs. 
Nombre d’artistes ne cherchent plus les solutions dans l’objet et dans les relations 
de l’extérieur, ils sont cosmiques ou primaires décidés simples sages sérieux. 
La diversité des artistes d’aujourd’hui serre le jet-d’eau dans une grande liberté- 
cristal. Et leurs efforts créent de nouveaux organismes clairs. Dans le monde 
pureté avec les transparences et matérialités de la construction cachée d’une 
simple image qui se forme. Ils continuent la tradition le passé et leur évo 
lution pousse, lente comme un serpent vers les conséquences intérieures, directes, 
au delà des surfaces et des réalités. 
TRISTAN TZARA 
WALK 
tirati in là Leopardi ti puzza il fiato estratto di pomodoro concentrato nel vuoto 
l’infinito esplode corne un razzo di sagra metempsicosi dei fulmini e dei ranocchi 
colori tramontati 
iride disincantata 
sorriso putrefatto 
aholaholaholahola 
Cecco Becco muore tutte le sere 
con goffe convulsioni umoristiche 
Dada ultima rivista dell’universo
	        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.