littérature, sous prétexte de nouveau, tombent dans le conlre-sens. 
On n’ose pas attaquer Dieu ; on attaque V immortalité de 
l’âme. Mais, Vimmortalité de l’âme, elle aussi, est vieille comme 
les assises du monde. Quelle autre croyance la remplacera, si 
elle doit être remplacée ? Ce ne sera toujours pas une négation. 
Si Von se rappelle la vérité d’où découlent toutes les autres, 
la bonté absolue de Dieu et son ignorance absolue du mal, les 
sophismes s’effondreront d’eux-mêmes. S’effondrera, dans un 
temps pareil, la littérature peu poétique qui s’est appuyée sur 
eux. Toute littérature qui discute les axiomes éternels est con 
damnée à ne vivre que d’elle-même. Elle est injuste. Elle se, 
dévore le foie. Les novissima Verba font sourire superbement 
les gosses sans mouchoir de la quatrième. Nous n’avons pas le 
droit d’interroger le Créateur sur quoi que ce soit. 
Si vous êtes malheureux, il ne faut pas le dire au lecteur. 
Gardez cela pour vous. 
Si on corrigeait les sophismes dans le sens des vérités corres 
pondantes à ces sophismes, ce n’est que la correction qui serait 
vraie ; tandis que la pièce ainsi remaniée, aurait le droit de ne 
plus s’intituler fausse. Le reste serait hors du vrai, avec trace 
de faux, par conséquent nul, et considéré, forcément, comme 
non avenu. 
La poésie personnelle a fait son temps de jongleries relatives 
et de contorsions contingentes. Reprenons le fil indestructible 
de la poésie impersonnelle, brusquement interrompu depuis 
la naissance du philosophe manqué de Ferney, depuis l’avor 
tement du grand Voltaire. 
Il paraît beau, sublime, sous prétexte d’humilité ou d’orgueil,} 
de discuter les causes finales, d’en fausser les conséquences, 
stables el connues. Détrompez-vous, parce qu’il n’y a rien de 
plus bêle ! Renouons la chaîne régulière avec les temps passés ; 
la poésie est la géométrie par excellence. Depuis Racine, la 
poésie n’a pas progressé d’un millimètre. Elle a reculé. Grâce 
à qui ? aux Grandes Têtes Molles de noire époque. Grâce aux 
femmelettes, Chateaubriand, le Mohican-Mélancolique ; Sénan- 
court, VHomme-en-Japon ; Jean-Jacques Rousseau, le Socia 
liste Grincheur ; Anne Radcliffe, le Spectre-Toqué ; Edgar Poe, 
le Mameluck-des-Rêves-d’Alcool ; Mathurin, le Compère des 
Ténèbres ; George Sand, l’Hermaphrodite-Circoncis ; Théo 
phile Gautier, VIncomparable-Epicier ; Leconte, le Captif-
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.