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tout que les autres. Le peuple, les habiles composent le train 
d'une nation. Les autres, qui la respectent, n’en sont pas 
moins respectés. 
Pour savoir les choses, il né faut pas en savoir le dé 
tail. Comme il est fini, nos connaissances sont solides. 
L'amour ne se confond pas avec la poésie. 
La femme est à mes pieds ! 
Pour décrire le ciel, il ne faut pas y transporter les 
matériaux de la terre. U faut laisser la terre, ses matériaux, 
là où ils sont, afin d'embellir la vie par son idéal. Tutoyer 
Elohim, lui adresser la parole, est une bouffonnerie qui n'est 
pas convenable. Le meilleur moyen d'être reconnaissant 
envers lui, n'est pas de lui corner aux oreilles qu'il est 
puissant, qu'il a créé le monde, que nous sommes des ver- 
miceaux en comparaison de sa grandeur. Il le sait mieux 
que nous. Les hommes peuvent se dispenser de le lui ap 
prendre. Le meilleur moyen d'être reconnaissant envers lui 
est de consoler l'humanité, de rapporter tout, à elle, de la 
prendre par la main, de la traiter en frère. C'est plus vrai. 
Pour étudier l'ordre, il ne faut pas étudier le désordre. 
Les expériences scientifiques, comme les tragédies, les 
stances à ma sœur, le galimatias des infortunes n'ont rien 
à faire ici-bas. 
Toutes les lois ne sont pas bonnes à dire. 
Etudier le mal, pour faire sortir le bien, n'est pas étu 
dier le bien en lui-même. Un phénomène bon étant donné, 
je chercherai sa cause. 
Jusqu'à présent, l'on a décrit le malheur pour inspirer 
la terreur, la pitié. Je décrirai le bonheur pour inspirer 
leurs contraires. 
Une logique existe pour la poésie. Ce n'est pas la même 
que celle de la philosophie.Lès philosophes ne sont pas au 
tant que les poêles. Les poètes ont le droit de se considérer 
au-dessus des philosophes. 
Je n'ai pas besoin, de m'occuper de ce que je ferai plus 
tard- Je devais faire ce que je fais. Je n'ai pas besoin <ie 
découvrir quelles choses je découvrirai plus tard. Dans la 
nouvelle science, chaque chose vient à son tour, telle est 
son excellence. 
Il y a de l'étoffe du -poète dans les moralistes, les philo 
sophes. Les poètes renferment le pens&ur. Chaque caste 
soupçonne l'autre, développe ses qualités au détriment de 
celles qui la rapprochent de l'autre càste. La jalousie des
	        

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