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de la vie. Le monde tient ;sur la toile : nous n’avons pas 
fini de nous en émouvoir. Dites-moi les noms des meil 
leurs films, que je me remémore leurs beautés. 
O mes amis, l’opium, les vices honteux, l’orgue à li 
queurs sont passés de mode : nous avons inventé le 
cinéma. 
LOUIS ARAGON. 
Giovanni Papini ; Giorni di Festa. 
Sur les épaules de ce grand mannequin le crâne recou 
vert de peau de tambour qui se gaufre au rythme de 
jazz-bands intérieurs est, retrouvé dans l’ivoire, celui 
d’un rôdeur nègre. Il paraît revenir de l’au-delà mais 
n’a pas cessé d’être parmi nous. 
Ce ventriloque connu sous le nom d’Univers s’offre 
en spectacle aux Variétés d’Italie. Nombre de monu 
ments très célèbres s’éloignent dès qu’apparaît son sou 
rire de cannibale : il est si loin des goûts terrestres 
cependant ! 
Depuis vingt ans chacune de ses expériences est 
comme une grimace faite à la précédente, l’inlassable 
scaphandrier n’aspirant qu’à nous rapporter cette su 
prême grimace qu ? est le calme visage humain. 
De sitôt les hommes — ailleurs qu’au Thibet où l’on 
vénère les chats qui ont les yeux les plus changeants 
ne cesseront pas de croire terrible le bon enfant Dieu. 
On n’en peut pas moins distinguer, même en Italie, 
un écrivain sage et qui possède tous les scrupules — s’il 
ne s’y attarde — tendant à prouver que l’effort de l’ar 
tiste moderne peut se définir le recours à des expédients 
toujours nouveaux pour s’étonner sans cesse des tours 
habituels du monde. 
GUISEPPE UNGARETTI.
	        
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