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LES SPECTACLES 
UNE VIE DE CHIEN. — Charlie Chaplin. 
A cinq heures du matin ou du soir, la fumée qui gonfle 
les bars vous prend à la gorge: on dort à la belle étoile. 
Mais le temps passe. Il n’y a plus une seconde à perdre. 
Tabac. Au coin des rues on croise l’ombre ; les marchands 
établis aux carrefours sont à leur poste. Il s’agit bien de 
courir: les mains dans les poches on regarde. Café-Bar. 
A la porte on écoute le piano mécanique. L’odeur de 
l’alcool fait valser les couples. 
Ils sont là. 
Au bord des tables, au bord des lèvres les cigarettes se 
consument : une nouvelle étoile chante une ancienne et 
triste chanson. 
On peut tourner la tête. 
Le soleil se pose sur un arbre et les reflets dans les vi 
tres sont les éclats de rire. Une histoire gaie comme la bou 
tique d’un marchand de couleurs. 
PHILIPPE SOUPAULT.
	        

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