— 14 
supérieures aux principes politiques que nous subissons actuel 
lement. La production ne doit pas être entravée ni limitée ; plus 
les individus consomment, plus ils satisfont leurs désirs et 
plus, aussi, ils favorisent la production. Plus d’entraves à la 
consommation par des impôts de toute nature, mais un impôt 
unique, de fin de vie, payable après la mort de l’individu sur le 
montant de sa succession. Impôt progressif pouvant aller jus 
qu’à l’absorption complète de la succession, suivant l’éloigne 
ment de parenté existant entre l’héritier et l’édificateur de la 
fortune. Edificateur de la fortune, ce qui est bien différent de 
testataire. 
Cet impôt successoral, qui aurait pour but de ne pas entraver 
la consommation, aurait, en outre, l’avantage d’être un véri 
table facteur de redressement social ; il permettrait de tendre à 
l’égalité de fortune des individus à leur naissance. Egalité du 
point de départ. 
Les individus étant égaux à leur point de départ, il faut les 
instruire, le savoir étant en relation directe avec le développe 
ment des sociétés. L’instruction serait! accessible à tous, suivant 
les dispositions de chacun. 
Dans le savoir, Solvay distingue deux états : le savoir spé 
cifié, le savoir généralisé. Le savoir spécifié correspond aux 
hommes d’élite. C’est le savoir supérieur. Le savoir généralisé 
convient à tous les hommes, il doit leur permettre, dans la 
mesure du possible, d’améliorer les moyens de production. 
Toujours la production maxima. Productivisme. D’où créa 
tion d’un enseignement spécial que Solvay appelle le Capaci- 
tariat.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.