Full text: Les feuilles libres (4(1922), avril-mai = No. 26)

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ANDRÉ LHOTE 
(x) Je ne pus réussir à convaincre les organisateurs qu'Utrillo est bien français. 
Qu’il est difficile de contenter qui que ce soit! J’avais 
cru pouvoir défendre utilement l’art moderne en acceptant 
de collaborer à l’organisation de « Cent ans de peinture 
française ». Les peintres qui y figurent se trouvent pour 
la plupart mal représentés ; ceux qui n’y figurent pas se 
croient méprisés. Le manque de place obligea le Comité 
à opérer un choix, qui fut forcément arbitraire. Je 
regrette qu’on n’ait pas procédé plus strictement au tirage 
au sort projeté. Le public informé, eût mieux compris 
que si Mesdames Marval, Valadon, Méla-Mutter, 
Agutte, MM.Puy, Manguin, Valloton, Valtat, Laprade, 
Lacoste, Guérin, Dufrénoy, Bissière, Favory, etc., ne 
sont pas là, c’est pur accident, et non volonté des orga 
nisateurs. Certains critiques commentèrent violemment 
l'absence de Derain et de Segonzac. Nul plus que moi ne 
e déplora que ces peintres, invités, fissent défaut. Quant 
à Picasso, Maria Blanchard et Utrillo D), c’est leur natio 
nalité qui ne leur permit pas de participer à cette expo 
sition, qui demeure, malgré tout, davantage un essai 
qu’une impeccable réalisation. 
» # 
D ans mes « réflexions sur le Salon d’Automne 1921 », 
(Nouvelle Revue Française du i er Décembre 1921,) j’écrivais 
la phrase suivante : « Encore que /écrive pour mon seui 
plaisir, et non par goût pédagogique (Dieu me garde de me 
prendre au sérieux autant que se prennent mes adver 
saires de plume), etc. » Je croyais la déclaration nette et 
peu favorable aux interprétations erronées. Je viens par 
aventure de lire dans la « Revue Universelle » du i5 Décem
	        

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