Full text: Les feuilles libres (4(1922), avril-mai = No. 26)

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JEAN COCTEAU 
Le mollet, dur nuage en perspective 
Fausse du périscope, et le ballet de Faust 
Où la soucoupe s’envolait ï Péri 
De l’hallali du littoral. 
Accepte d’un fumeur la bague d’ombre 
Et le sceptre. S’il meurt, vécûmes! 
Dans la housse d’algues et d’ambre 
Où l’on écume les heures. 
C’est mon corps ouvert en deux qui parle. 
Versez encore ce vin ignoble 
D’eux, les vignobles qui décorent 
La véranda en perles de verre, et les douves. 
Debout! écorché vif, nuit des caves, 
Où le soleil de la mer casse 
Les bouteilles. Avoue. 
Ce soir je chante une aubade. O fée 
Méchante, invisible à l’œil nu 
Du littoral. Accepte la housse 
D’ombre et le vin écorché vif. 
Un bateau d’enfant, paysage 
De périscope. Les heures, 
C’est mon corps debout : nuit des caves.
	        
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