Full text: Juan Gris - du 2 au 26 avril : Fernand Léger, du 30 avril au 25 mai

technique de la peinture et non la construction. C’est les 
rapports entre les couleurs et les formes qui les contiennent. 
On peut dire maintenant que si l’esthétique est # ' 
Vensemble des rapports entre le peintre et le monde 2. 4 
extérieur, rapports qui aboutissent au sujet, la technique . 
est l’ensemble des rapports entre les formes et les couleurs . Tote 
qu’elles contiennent et entre les formes colorées elles- he CET + m 
mêmes. Ceci est la composition et aboutit au tableau. ; a 
Chaque forme dans un tableau doit répondre à trois so. 7 tam 
fonctions : TT a Ta HT 0 
- A l'élément qu’elle représente, à la couleur qu’elle = “yl 
contient et aux autres formes qui, avec elle, composent - Leu Ski 
la totalité du tableau. ; EE 
En d’autres termes : 4 ARE 
I faut qu’elle réponde à une esthétique, il faut qu’elle 
ait une valeur absolue dans le système des rapports archi- 
tecturaux et une valeur relative dans l'architecture par- 
ticulière du tableau. A 
Plus loin nous verrons pourquoi un ensemble des formes 
colorées, doit répondre à un certain nombre d’éléments c ha 
a un sujet. Nous allons voir tout de suite comment des ae 
formes peuvent répondre aux couleurs. ‘ 
La première remarque qui se présente en observant les - 
formes plates évidemment, c’est qu’elles ont deux propriétés ’ 
primordiales, leur étendue et leur qualité. Je m’explique. 
Une forme déterminée, un cercle parfait par exemple : P ; 
aura toujours sa qualité cercle en dehors de l’étendue et + 
qu'il occupe. Un triangle équilatéral sera toujours de sa > xX 
méme qualité en dehors de ses dimensions. Une forme aT 
a toujours une qualité et une étendue. ad 
Une couleur a précisément deux propriétés primor- 
diales aussi : sa qualité et son intensité, c’est-a-dire, 
si elle est rouge, verte ou bleue et à quel degré elle l’est. 
Un bleu est toujours du bleu tout en étant pâle ou en 
étant plus foncé. Il y a la teinte et son ton. On peut remar- 
quer aussitôt une première analogie entre la qualité d’une 
forme et la teinte qu’elle contient, entre son étendue et 
le ton de sa teinte. 
Par un exemple assez simple et en apparence paradoxal, 
on peut constater que l'étendue d’une forme très qualifiée 
compte très peu dans l'esprit du spectateur à côté de sa _— 
qualité. 1915. LE FOT DE GÉRANIUM. 
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