Full text: Schweizerische Städtebau-Ausstellung Zürich 1928

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Genève a conservé presqu’intact son patrimoine de beauté na 
turelle. Sa réputation tient plus à cet héritage qu’à l’œuvre des 
hommes d’hier et d’aujourd’hui. 
On peut caractériser sa physiognomie urbaine de la façon sui 
vante: Dans les quartiers du centre, en dehors de la région cons 
truite sur l’emplacement des fortifications, les bâtiments très 
élevés (6 ou 7 étages) sont prédominants. A l’extérieur, il s’est 
constitué de très vastes quartiers de maisons basses, qui n’ont 
malheureusement pas été protégés à temps par une législation ap 
propriée. Ils ont donc été parsemés, au hasard des circonstances, 
de maisons très élevées d’un type analogue à celui que l’on ren 
contre dans le centre. Ces discordances sont en partie atténuées 
par l’opulente végétation qui est demeurée intacte, aux abords 
de ces maisons, et dans les nombreux domaines d’agrément du 
voisinage. Elles ne se manifestent d’ailleurs pas en tous lieux. 
Certains quartiers de villas et de petites habitations sont entière 
ment homogènes, et se distinguent souvent avec avantage des 
quartiers analogues créés dans d’autres villes par le fait qu’ils 
sont plus librement conçus et plus directement incorporés à la 
nature. 
Comme on a pu s’en rendre compte à la lecture de ces lignes, les 
pouvoirs publics n’ont exercé qu’une seule fois une action dé 
terminante sur la formation d’un ensemble de quartiers urbains. 
A part cette intervention, dont les résultats peuvent être admirés 
encore aujourd’hui, la part prise par les autorités du pays au 
développement de la ville n’est pas très considérable. Il n’existe 
pas de statistique établissant dans quelles proportions l’Etat, les 
communes, les sociétés immobilières, les sociétés coopératives et 
les entreprises privées ont contribué à l’extension de la ville. On 
peut cependant affirmer que la presque totalité des quartiers 
construits après 1850 sont dus à l’initiative privée, et qu’un con 
trôle plus ou moins efficace des autorités sur ces entreprises n’a 
été exercé qu’à partir du XX me siècle. 
Dr. Camille Martin, B. S. A. 
Bureau du plan d’Extension
	        
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