Full text: Schweizerische Städtebau-Ausstellung Zürich 1928

$6 
sur la propriété privée. Il est donc indispensable d’avoir recours 
à d’autres mesures pour permettre aux pouvoirs publics d’exercer 
une action efficace sur l’extension des villes. Le conflit qui tenait 
sans cesse entre les autorités urbaines et la propriété privée, et qui 
compromet trop souvent l’exécution de plans rationnels, peut 
être apaisé par la transformation progressive de la propriété 
privée en propriété publique, par l’acquisition méthodique par 
les autorités municipales de terrain à bâtir aux abords des villes. 
De cette façon sont supprimées les difficultés qui naissent dès 
l’instant où l’on veut imposer des restrictions trop nombreuses à 
l’exercice du droit de propriété; toute liberté est laissée à la col 
lectivité de fixer la date de l’utilisation des terrains et de déter 
miner l’usage qui doit en être fait. 
La tâche essentielle de l’urbanisme consiste en définitive aujour 
d’hui à rendre aux organes de l’autorité publique, dans les ré 
gions où se forment de grandes agglomérations urbaines, les pou 
voirs qu’ils ont possédé autrefois - à une époque où ils étaient 
peut-être moins nécessaires qu’aujourd’hui —sur la propriété fon 
cière. En définitive, l’obstacle mis au développement des villes 
par la propriété ne tient pas au fait qu’elle est privée; il résulte 
de son caractère individuel. Une société privée qui grouperait les 
intérêts de tous les propriétaires fonciers d’une région urbaine, 
et qui aurait des vues d’ensemble, n’aurait pas d’autre objectif 
qu’une administration publique. Elle devrait envisager tous les 
problèmes sous l’angle de l’intérêt général de son groupe. Mal 
heureusement de semblables sociétés n’existent pas dans nos pays, 
ou du moins quand elles existent sous le nom de d’union de pro 
priétaires ou d’associations d’intérêts immobiliers, elles se bor 
nent à accumuler de multiples revendications particulières et 
perdent de vue les intérêts primordiaux de leur corporation. 
La collectivité est donc obligée de fixer elle-même les principes 
selon lesquels doivent être établis les nouveaux quartiers. De 
toutes les tâches qui lui incombent, celle de régler le développe 
ment des villes est la moins susceptible d’être remise à des insti 
tutions privées, car elle doit être accomplie par des organes en 
tièrement étrangers à la recherche d’un profit individuel. 
Dr. Camille Martin, F. A. S.
	        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.