Full text: The little review (12 (1926), 1)

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LA NOBLE FLEUR DE FEU 
C ’EST UNE fleur brulant le feu 
et cultivee par les formats 
qui donne cette ardente cendre 
qu’est le poivre de Cayenne. 
Les amants criminels qui craignent l’armurier 
vont plutot, vers le soir, trouver les epicieres 
candides, qui leur donnent tout aussi bien qu’aux bonnes 
les ingredients du bagne qu’on met dans la cuisine. 
Quelle mefiance aviez-vous de ce cruel careme 
ou Cayenne incendie ses masques, Infideles, 
au vol blanc d’une main qui tout a coup s’allume, 
oiseau qui d’un soleil prend le feu dans ses plumes? 
Car ces amants afin que meurent 
Deux couples d’yeux dans un regard, 
vous jettent, 6 plus charmants des yeux, 
la cendre d’ou renait le feu. 
GEORGE8 LIMBOUR 
MUSICIENS EN VOYAGE 
L ES ANCIENS bandits de Calabre 
avaient des fusils a tromblon 
chapeau d’artiste, manteau long 
Ils se cachaient derriere un arbre 
Moi qui voyais sur des images 
leurs fusils passant la cachette 
croyais entendre le ramage 
de joueurs doux de clarinette. 
Freres des merles, ces simples jouent 
craintive dont palit la joue 
ils ne vous couchent en joue 
que pour vous jouer un air d’amour 
GEORGES LIMBOUR
	        
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