L’OEUF DUR 
FRANCIS CARCO 
Vers retrouvés 
Contre ce ciel trop blanc, trop vide, 
Te voilà! Je t’ouvre mes bras. 
Tu ris sous mes baisers, tu trembles... 
Nous rte nous reconnaissons pas. 
Ici, tu n’es jamais venue. 
J’ai pourtant souffert de longs jours... 
Tu souffrais d’un mal inconnu... 
Mais l’amour était-ce l’Amour, 
Et non pas l’étrange malaise 
Qui nous jeta si longuement 
L'un loin de l'autre avec la fièvre 
D’un inexprimable tourment? 
Ne me dis rien... Je t’ai comprise 
Tu sanglotes entre mes bras 
Et c’est enfin la bonne crise... 
Je ris, tu pleures... Te voilà! 
191 4.
	        

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