LEONHARD FRANK, fera paraître chez Rascher & Co., Zurich, un recueuil de 
nouvelles écrites pendant la guerre. Ce livre plein de bonté et de tempérament 
émouvera déjà par la hardiesse de son titre: „L’homme est bon“, affirmation 
qui pour Frank n’est pas une ironie, mais une forte conviction se rapportant au 
fond primitif de l’âme qui ne serait pas empoisonnée par l’éducation et par les 
conditions sociales présentes. Propager ce livre révolutionnaire d’un de nos meilleurs 
prosateurs d’aujourd’hui, qui éfface par ses qualités intenses les frontières des 
groupements éxclusifs et des doctrinalismes étroits. 
SIC, revue d’avant-garde, courageusement dirigée par P. A. Birot. Le dernier 
no. contient: un poème de Cantarelli; „Les mamelles de Tirésias“ musique de 
Germaine Birot; un poème de Birot; un bois trop mécaniquement sommaire, de 
Prampolini; un beau poème d’un lyrisme cosmique de P. Drieu la Rochelle; un 
poème de Ary Justmann; une note sur l’art nègre et un poème de Tr. Tzara. 
LE PAGINE — Sympathique et sérieuse petite revue, paraît depuis 2 années à 
Naples sous les soins de N. Moscardelli et de M. d’Arezzo, poètes de grand talent 
qui gardent une attitude digne et silencieuse. 
NOI, revue internationale, paraît à Rome sous la direction de Prampolini et de San 
Miniatelli. Une des dernières peintures de Severini, reproduite das le I er no. est 
très intéressante par la construction des plans bien équilibrés. Des bois de Arp, 
Galante, Janco, Prampolini, poèmes de Buzzi, Meriano, Bino et un poème (horrib 
lement déformé par les erreurs typographiques) de Tzara. La revue nous paraît 
sérieuse. 
PROCELLARIA (dirigée par Cantarelli et Fozzi) sembla afficher sur son programme 
l’antisyntaxisme des paroles en liberté, c’est-à-dire le désordre des éléments et 
le combat contre les valeurs existantes et éternelles, — mené parfois vers un 
désir trop visiblement imitatif: mélange inorganique de la peinture de la musique 
et du lyrisme — académie et scientifisme dont les bases sont très ésotériques 
et fluides. L’instabilité est trop évidente, hélas, et l’art n’est pas une science. 
Dans son dernier numéro (3) Procellaria semble se demander à propos des paroles 
en liberté: c’est l’esprit qui y est nouveau ou l’éternel romantisme prend de nou 
velles formes? Mais les recherches sont toujours intéressantes. 
LE PEINTRE M. JANCO fera au mois de février 2 conférences sur l’art nouveau, 
à l’école supérieure d’architecture de Zurich. 
Le bois sur la première page de la couverture est de Mlle. H. DE REBAY.
	        

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