Full text: Nouvelle série No. 10(1er Mai 1923) (NS 10)

14 — 
UNE DAME CHARMANTE 
Annie n’est pas une personne curieuse ou étonnante. Elle est jolie 
quant à certains goûts et elle est Anglaise. Notez bien que ce n’est pas 
une Anglaise qu’on voit à Paris, c’est une Anglaise qui est dans un 
écran quelconque mais qui vit en Angleterre. 
Elle s’appelle Annie Beauxaires et elle est with a content full look 
— She — darling O dear ! 
Elle se pique de manières aristocratiques. 
Je l’ai vue sur une plage à l’heure du bain. Elle avait alors quinze 
ans et pratiquait l’amour de son sexe avec une grâce touchante. Elle 
rit très joliment et ses dents sont essentielles. 
Et quand elle est trop jolie, je pense au bel Alcibiade, cette tante 
si distinguée qui portait déjà la réclame de l’Urodonal sur la fesse 
droite ; car Alcibiade devait être aussi beau à regarder qu’une 
femme ambitieuse et c’est la seule manière que j’ai de comprendre la 
pédérastie que l’on nomme depuis Alcibiade : le vice grec. 
J’ai déjà dit qu’Annie était vicieuse et charmante. Annie, ce n’est 
pas une histoire d’amour personnelle, car Annie ne m’aime pas ni ne 
me connaît et, si elle me connaissait, rien ne prouve qu’elle m’ai 
merait. 
Le corps d’Annie est blanc. Elle est admirablement faite. Elle a 
des épaules d’une grande pureté, des seins merveilleux, des cheveux 
blonds, mais pas de ceux dont on parle généralement, des cheveux 
blonds merveilleux, n’en déplaise à ceux qui aiment mieux les 
brunes. Quant à moi j’aime la peau des blondes. 
Il faut voir Annie spécialement le soir avec beaucoup de lumière 
car elle est dans tout son éclat. Il faut aussi la voir parler d’amour.
	        

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