Full text: 5(1924), Mars-Juin = Nr. 36 (36)

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LA PEAU DE L’HOMME 
Le temps marqué fait un trou noir dans l’esprit flottant qui s’entre 
bâille. 
Enfin l’homme, le mur du temps, le visage enfantin, l’heure sont hors 
d’usage. 
a 
Dehors les arbres bien trempés, les muscles assouplis sont à l’abri de 
toutes les surprises. 
Il est tard et sur la pente facile où le tourbillon d’air entraîne les 
longues plantes et quelquefois les souples chevelures, le troupeau se 
déplace en boule et avec ce plaisir spécial de n’avoir pour guide que le 
stimulant des inquiétantes aventures. 
Le cordon sanitaire des femmes encercle maintenant toute la ville. 
Il s’agit de ne pas franchir le flanc tranché de la colline et de suivre 
le verso lumineux qui conduit dans un cercle plus grand. 
C’est alors qu’il faudrait galoper sur le fil de la rampe, dégrafer un 
peu plus le bord de sa poitrine et, dans l’ombre troublée par les remous 
contraires, faire peur aux passants. 
Sous les mains blanches l’instrument tapageur vibre plus doucement. 
Il y a les mains perdues de tous ceux qui attendent et tout le mouvement 
des persiennes baissées qui battent aux rayons brisés du bec de gaz. 
Et peut-être n’y a-t-il rien que de très naturel à l’intérieur. 
Dans ce ménage délabré, dans cette maison en ruines où les glaces 
gardent de secret des scènes silencieuses, les deux principaux personnages 
adhèvent de vivre un temps, soutenus par le contraste de leur tempéra 
ment et de leurs attitudes — les glaces du recueil des murs montrant des 
dos. Lui seiil hanté par l’or — elle gardant un joli mouvement de tête 
au bout des bras — et unis pour l’exploitation des gloires commen 
çantes. 
Tout le monde comprend qu’il s’agit du ménage du manager que 
l’auteur nous permet de surprendre réuni après ce match éclair où
	        

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